Des policiers à l’école

Le 23 mai, l’école primaire Louise Michel de Saint-Denis (93) a accueilli de nombreux policiers ainsi que des sapeurs-pompiers et des membres du service de la communication de la préfecture de Police. Objectif : permettre aux élèves de rencontrer en vrai les professionnels de la police apparaissant dans l’avant-dernier numéro magazine de la préfecture de Police, Liaisons, dédié aux jeunes lecteurs et intitulé La mystérieuse disparition de Jako.

 

Parmi les participants, des policiers issus du commissariat central de Saint-Denis.

Leur chef, le commissaire divisionnaire Laurent Mercier, également chef du 2e district* de la direction territoriale de sécurité de proximité de Seine-Saint-Denis, nous livre son regard sur l’événement.

Interview : Laurent Mercier, commissaire central de Saint-Denis (93)

 

Vous avez participé à cette journée exceptionnelle à travers des ateliers animés par des policiers issus de votre commissariat. Quel était le thème de leurs interventions ?

Il s’agissait de présenter aux élèves les métiers d’un commissariat à travers deux activités. Tout d’abord, celle des policiers à VTT, particulièrement aptes à sensibiliser les enfants qui font eux-mêmes du vélo dans leur quotidien. Cela a permis de susciter plus facilement des questions de leur part. Réciproquement, ces policiers spécialisés ont pu donner aux enfants toutes sortes de conseils de sécurité à vélo comme l’importance de mettre un casque, de respecter le code de la route, ainsi que des indications pour ne pas se faire voler sa bicyclette.

Quant aux policiers de la mission de prévention et de communication du commissariat, ils ont délivré de nombreux messages de prévention sur des thèmes importants touchant les jeunes. Tout au long de l’année, ces policiers se déplacent dans les collèges et écoles primaires, soit dans le cadre d’une démarche proactive à la suite d’incidents, soit à la demande du personnel enseignant, afin d’animer des séances de prévention sur le racket, les mineurs et la loi, les dangers d’Internet, les stupéfiants, etc.

Pensez-vous que ce genre d’action de communication puisse modifier le regard porté par les jeunes citoyens sur leur police ?

Oui, et c’est important. Nous insistons sur l’importance du respect : celui de soi-même, celui des autres, et celui de la Loi.

* Le 2e district de Seine-Saint-Denis regroupe les commissariats de Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Épinay-sur-Seine, Stains et Saint-Ouen.

 

Au-delà de cet événement ponctuel, quels partenariats votre commissariat a-t-il noués avec les écoles de Saint-Denis ?

Ces partenariats sont nombreux. Outre les délégués cohésion police-population et les missions de prévention et de communication, qui se rendent dans les écoles pour transmettre aux enfants des messages de prévention, je reçois chaque année l’ensemble des chefs d’établissements scolaires de la commune pour faire un point sur les phénomènes d’insécurité de l’année écoulée et de l’année à venir. Il s’agit aussi de mettre à jour les annuaires pour être sûrs de pouvoir se contacter rapidement. Pour lutter contre l’insécurité touchant les élèves, le commissariat comporte 3 leviers complémentaires : le pôle de prévention avec la mission de prévention et de communication ou le délégué cohésion police-population ; le pôle opérationnel et d’intervention incarné par les officiers de voie publique, qui peuvent se voir signaler par un chef d’établissement un risque d’affrontement dans telle ou telle école et se rendre immédiatement sur place ; le pôle judiciaire représenté par la brigade locale de protection des familles (BLPF), courroie de transmission importante entre le commissariat et l’Éducation nationale. L’information circule en direct entre ces différents pôles.

Plus largement, comment encouragez-vous les relations police-population, socle de la nouvelle police de sécurité du quotidien, à Saint-Denis ?

En plus des outils déjà en place comme les délégués cohésion police-population, j’ai installé des brigades territorialisées de contact, dédiées à l’ensemble des secteurs les plus sensibles de Saint-Denis. J’ai également renforcé le partenariat avec la Maison des femmes pour les prises de plaintes, notamment en matière de violences contre les femmes.
Par ailleurs, je recevrai, deux jeudis soirs par mois, les citoyens de Saint-Denis qui en feront la demande sur la boite mail du commissariat.

 

 

Articles susceptibles de vous intéresser