DÉCRYPTAGE : Le Laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP) mène l’enquête 40 000 ans après un incendie

Dans ses activités de recherches et développement appliquées aux incendies, le LCPP participe au programme de recherche « CarMoThap », Caractérisation et Modélisation des Thermo-altérations et des résidus de combustion sur les Parois.

C’est une collaboration scientifique innovante regroupant 34 chercheurs issus de 11 établissements de recherche associant leurs compétences pour étudier les contraintes générées par les feux en milieux confinés. Le programme est financé par la région Nouvelle Aquitaine.

La responsable du projet, Catherine FERRIER et ses collaborateurs se sont intéressés à des marques d’altérations thermiques (thermo-altérations) retrouvées dans la grotte Chauvet-Pont d’Arc en Ardèche et qui sont dues à des feux de bois réalisés par les hommes préhistoriques : colorations rose et grise, écaillages, dépôts de suie. Les charbons de bois retrouvés au sol ont permis de caractériser l’espèce de bois utilisée : il s’agit de pin sylvestre. Une datation des charbons de bois par le Carbone14 et par thermoluminescence des altérations thermiques atteste que les feux ont été réalisés lors de la fréquentation de la grotte à l’Aurignacien (-36 000 ans).

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Durant la semaine du 14 au 18 novembre (3e campagne de feux en carrière), trois feux ont été réalisés, espacés de 24 heures à Lugasson en Gironde. L’objectif : reproduire au plus près ces feux afin de comprendre dans quel but ils ont été réalisés par les hommes préhistoriques.

Retour sur cette 3e campagne de feux dans la carrière de Fauroux à Lugasson en Gironde avec les explications de  Madame Catherine FERRIER (UMR 5199 PACEA) et Monsieur Pierre CARLOTTI, directeur du LCPP.


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Pour plus d’informations sur ce projet, vous pouvez consulter le site internet carmothap.wixsite.com